Le Conseil de sécurité de l'ONU en questions
Membres permanents, droit de veto, résolutions, sièges africains : comprendre l'organe central de la sécurité internationale.
Le Conseil de sécurité des Nations unies est l'organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Ses décisions peuvent autoriser une mission de paix, imposer des sanctions ou appeler à un cessez-le-feu. Voici les réponses aux questions les plus fréquentes.
Qui siège au Conseil de sécurité ?
Le Conseil compte 15 membres :
- 5 membres permanents : la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie ;
- 10 membres non permanents, élus par l'Assemblée générale pour un mandat de deux ans, selon une répartition géographique.
L'Afrique dispose de trois sièges non permanents. Les pays africains qui y siègent se coordonnent souvent au sein d'un groupe appelé « A3 ».
Qu'est-ce que le droit de veto ?
Pour être adoptée, une résolution sur une question de fond doit recueillir au moins neuf voix et aucun vote contre d'un membre permanent. Le vote négatif d'un membre permanent constitue un veto, qui bloque la décision. L'abstention, en revanche, n'empêche pas l'adoption.
Le veto est l'un des aspects les plus critiqués du système, car il permet à un seul pays de bloquer une action collective.
Que peut décider le Conseil ?
Le Conseil peut :
- appeler les parties à un conflit à régler leur différend pacifiquement ;
- créer ou renouveler des opérations de maintien de la paix ;
- imposer des sanctions : embargo sur les armes, gel d'avoirs, interdictions de voyager ;
- dans des cas extrêmes, autoriser le recours à la force.
Selon la Charte des Nations unies, les États membres se sont engagés à appliquer ses décisions, ce qui distingue le Conseil des autres organes de l'ONU.
Comment travaille-t-il ?
La présidence du Conseil change chaque mois, selon l'ordre alphabétique anglais des membres. Le Conseil se réunit aussi souvent que nécessaire, en séances publiques ou en consultations privées. Il s'appuie sur les rapports du Secrétaire général et des représentants spéciaux sur le terrain.
Pourquoi parle-t-on de réforme ?
La composition du Conseil reflète largement l'équilibre mondial de 1945. De nombreux États demandent une réforme pour mieux représenter les régions du monde. La position africaine commune, connue sous le nom de Consensus d'Ezulwini, réclame notamment des sièges permanents pour l'Afrique. Toute réforme nécessite cependant un amendement de la Charte, une procédure exigeante.
À retenir
Quinze membres, dont cinq permanents dotés du droit de veto : le Conseil de sécurité est l'organe le plus puissant de l'ONU, et sa réforme reste un enjeu majeur pour l'Afrique.
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